D’Adelaïde à Sydney, en passant par la Great Ocean Road et les Blue Mountains

AdélaÏde :Capture d’écran 2014-10-18 à 10.54.14

Nous avions prévu de passer 2 nuits à Adelaïde, nous y resterons finalement 3 pour deux raisons :

  1. La fatigue est là, nous avons besoin de nous poser un peu : les 2 dernières étapes de voitures ont été très longues, on en a donc marre de rouler.
  2. On est dans une grande ville : c’est bête à dire, mais cela fait du bien après 2 semaines dans des espaces vides. On y retrouve des repères, de l’animation, des musées, des cafés, etc…. c’est bon pour le moral.

Notre camping se trouve à quelques minutes en bus du centre ville, idéal donc comme base même si nous y trouverons la connexion internet la plus chère du voyage, à 6$ de l’heure !! Même en plein désert ce n’était pas si cher, c’est incompréhensible, nous ne la prendrons pas bien évidemment.

Adélaïde est une ville plutôt jolie, de taille moyenne puisqu’il y a un peu plus d’1 million d’habitants. Certaines façades du centre-ville ont gardé le charme de l’époque, et les espaces verts sont très présents avec une grosse rivière (ou petit fleuve) la traversant. Dommage, les pédalos sont hors de prix (20$ la 1/2h) car ils étaient très tentants sur le moment. Une rue principale piétonne concentre toutes les boutiques, il est donc facile de s’y promener et de faire du lèche-vitrine.

Un point fort est que les principaux musées sont gratuits : nous sommes allés à l’Art Gallery of South Australia, magnifique endroit mêlant tableaux classiques et plus modernes, parfois un peu compliqué à comprendre pour nous néophytes (des gilets de sauvetage jetés par terre, un cheval mort suspendu par les pieds au milieu du musée, etc…). Nous ferons ensuite le South Australie Museum, magnifique musée d’histoire naturelle, notamment pour les enfants. S’y trouvent ossements de baleines, exposition expliquant la vie des aborigènes, quelques fossiles de dinosaures, une présentation de la faune australienne et ses nombreux poissons, les animaux du monde, ainsi qu’une superbe pièce dédiée à la découverte pour les enfants, où ils peuvent tout toucher, ouvrir des tiroirs présentant des collections d’insectes, de fossiles ou encore de météorites, utiliser un microscope…. Bref, c’était super (et gratuit).

Nous nous activerons surtout la première journée, car le deuxième jour le mauvais temps et la flemme feront que nous errerons à ne rien faire, entre boutiques et café. Nous rentrons assez tôt au camping afin que Clément puisse jouer avec les enfants d’une famille française en voyage longue durée eux aussi. RDV est pris pour qu’on essaie de se voir en NZ !

Petit info utile : en centre-ville, il y a un réseau Wifi public gratuit et plutôt de bonne qualité.

Adelaïde – Grampians National Park (510 km) :

Suite à quelques recherches internet, nous décidons de faire un arrêt au parc national des Grampians, sur lequel les avis semblent unanimes. Nous nous arrêtons tout d’abord à Adélaïde pour essayer de visiter la fabrique de la chocolaterie Haigh’s. Nous y resterons peu de temps car sans réservation, nous n’avons pas le droit à la visite guidée. De toute façon, l’endroit est très petit et est surtout une grosse boutique.

Nous faisons ensuite une halte à Bordertown pour déjeuner, ville sans intérêt exceptés les quelques kangourous albinos rassemblés dans un parc. Nous y aurons une révélation : un kangourou blanc allongé dans l’herbe ça ressemble à une chèvre !! Petit détail amusant : les toilettes (des garçons) de l’aire de pique-nique sont dans l’ancienne geôle, on fait donc pipi en prison !

La route vers le parc est ensuite splendide, à travers pâturages et forêts éclairés par une superbe lumière de fin de journée. Avant de nous arrêter à Halls Gap, nous faisons un arrêt au Reed Lookout et aux Blaconies : la vue est magnifique, avec des forêts à perte de vue. Le parc mérite sa réputation, les paysages sont vraiment somptueux. Nous y croisons sur le chemin un kangourou sauvage, un lapin et des oiseaux : pas de doute, la nature se plaît à cet endroit !  Cependant, nous y constatons également les ravages causés par le gigantesque incendie qui a sévit en début d’année : des milliers d’hectares d’arbres brulés… c’est aussi ça l’Australie !

Nous arrivons à Halls Gap vers 18h15, après s’être faits avoir comme des bleus par un nouveau changement de fuseau horaire, 30 minutes seulement, mais suffisant pour nous énerver (à partir de 18h, les réceptions des campings sont souvent fermées). Nous trouvons finalement une place facilement, et profitons des kangourous sauvages qui se baladent librement dans la ville et le camping.

Grampians National Park – Warrnambool (181 km) :

Pour la première fois depuis notre arrivée en Australie, nous avons eu froid ! En effet, nous sommes en hauteur et la température a beaucoup chuté. Résultat : la nuit a été mauvaise pour tout le monde….

Nous partons vers 9h pour le visitor center où une charmante dame nous explique les balades que nous pouvons faire, et comment son mari a failli y rester lors du dernier incendie (on a l’impression que ce dernier a vraiment marqué les esprits, de nombreux endroits sont d’ailleurs inaccessibles et un resort a même été rayé de la carte…).

Nous commençons par une balade d’une heure autour du visitor center, puisque apparemment on peut y rencontrer des kangourous. C’est peu de le dire, car nous croisons finalement des dizaines de kangourous, beaucoup avec leurs petits ! Tout le monde est content de cette rencontre, surtout que nous sommes seuls. Nous passons ainsi plus de temps que prévu, mais nous n’aurons pas beaucoup d’occasion d’en voir d’autres…

Nous partons ensuite faire une randonnée au départ du Wonderland Parking. L’objectif est d’aller en haut de la montagne à Pinnacles, en passant à travers le Grand Canyon, formation rocheuse impressionnante. La marche n’est pas particulière difficile, mais la pente est assez rude et les rochers sont fatigants avec des passages parfois très escarpés (tout le monde ne peut donc pas faire cette randonnée, il faut un minimum de condition physique et de bonnes chaussures). L’arrivée est spectaculaire, avec une pointe rocheuse avançant dans le vide pour un panorama exceptionnel. Le temps de faire quelques photos plus ou moins dangereuses (selon les points de vue), nous mangeons nos sandwichs  et redescendons vers le parking pour rejoindre le van.

Nous décidons ensuite de rejoindre la côte et nous arrêtons à Warrnambool, première étape sur la Great Ocean Road. Le camping (figtree caravan park) est un peu old-style, mais nous y trouverons la plus grande piscine de notre roadtrip (intérieure et chauffée en plus !) ainsi qu’un jacuzzi plutôt très agréable après cette longue journée.

Lors du diner, un ZZ-top (ou un fan de la 1ère heure…) et sa femme nous apprennent que ce soir a lieu une éclipse totale de la lune. Le ciel est dégagé et nous observons la lune rouge pour la première fois, avant d’aller nous coucher, un peu tardivement tout de même….

Warrnambool – Port Campbell (110 km) :

A Warrnambool, beaucoup de visites sont possibles. Nous n’y restons pas assez longtemps pour pouvoir tout faire, nous décidons donc d’aller à Tower Hill, parc naturel situé dans un cratère volcanique. Le lieu est magnifique et surtout permet de rencontrer de nombreux animaux en liberté. Nous n’y verrons pas de kangourou cette fois-ci, mais la rencontre avec les émeus est tout aussi impressionnante ! Ces oiseaux sont tellement grands et tellement synonymes de zoo pour nous européens, que l’on ne s’imagine pas qu’il est possible d’en croiser  au détour d’un chemin. Le parc est également connu pour y voir des koalas sauvages. Les balades ont donc toutes le même objectif : trouver les koalas dans les arbres. Nous en verrons une dizaine, souvent bien haut pour pouvoir croiser leur regard, mais cela nous suffit pour rentrer à notre van ravis et bien contents de ces rencontres.

Après le déjeuner, nous nous arrêtons à la Logans Beach Whale Viewing Platform, sur la côte, pour voir si une baleine ne serait pas encore dans les parages. En effet, de juin à octobre, les baleines viennent donner naissance à leur petit et y restent avant de partir vers des mers plus froides. Nous avons de la chance, car une mère et son petit sont présents à notre arrivée. Nous les observons donc de longues minutes se promener près du bord, même s’il faut bien reconnaître que l’on ne voit pas grand chose à la surface.

Nous faisons ensuite route vers Port Campbell, nous arrêtant régulièrement pour observer la côte déchiquetée si célèbre de la Great Ocean Road. Les paysages sont magnifiques éclairés par la lumière du soir et nous rentrons bien fatigués à notre van.

Port Campbell – Geelong (145 km) :

La journée est dédiée à la Great Ocean Road. Nous partons le matin avec un temps plutôt grisâtre pour voir le célèbre site des douze apôtres, ces pitons rocheux encore debouts, restes de la falaise avalée petit à petit par l’océan. Le site est beau, mais d’autres sites moins connus le sont tout autant. Le chemin côtier, équivalent du chemin des douaniers en Bretagne, fait plus de 90 km et doit être magnifique à parcourir, mais nous n’aurons pas le temps de nous y attarder, surtout avec Clément qui se lasse assez vite de tels paysages.

Le paysage dans les terre avant d’entre dans le Otway National Park est tout autant magnifique que la côte, avec de gigantesques pâturages à perte de vue, plus verts les uns que les autres et occupés par des troupeaux de vaches ou moutons. Le contraste est ainsi saisissant entre cette côte détruite et ces terres paisibles.

Après un arrêt à Apollo Bay, principalement pour manger nos sandwichs, nous poursuivons la route jusqu’à Kennett River, site réputé pour sa population de koalas sauvages. A peine arrivés d’ailleurs, qu’un koala est perché sur le premier arbre, à 10 mètre du camping. Ce sera d’ailleurs le plus proche et surtout le plus actif que nous verrons, puisqu’il a décidé d’aller manger sa ration de feuilles à notre arrivée. Nous voulions faire la « koala walk », normalement située à 4km en voiture, mais au bout de 10km parcourus, nous estimons que nous avons raté quelque chose et rebroussons chemin, sans trouver le chemin correspondant. Mais ce n’est pas grave car nous avons pu voir de la voiture une dizaine de koalas, dont un qui s’est mis à grimper à un arbre sur le côté de la route, juste à notre hauteur ! Nous verrons également de nombreux perroquets de toutes les couleurs, et toujours nos amis les cacatoès blancs, un peu plus peureux mais au combien bruyants !

Nous rejoignons ensuite Geelong, près de Melbourne, pour commencer dès le lendemain le long trajet vers les Blue mountains (environ 950 km). La route est d’une beauté à couper le souffle, et nous profitons de la route pour admirer les paysages.

Geelong – Albury (400 km) – Bathurst – Blue Mountains (615 km) :

Nous avons préféré faire le trajet en deux jours pour rejoindre les blue mountains, car plus de 10h de voiture en une journée est difficilement acceptable. Nous faisons donc halte à Albury et y arrivons tôt dans l’après-midi, avec le secret espoir de nous balader dans la ville ou dans un musée. Malheureusement, il n’y a pas grand chose à y voir, et tout était fermé, même les boutiques du centre commercial (il faut savoir qu’à partir de 16h, beaucoup de commerces commencent à fermer). Nous nous rabattons donc sur un café pris au Mcdo et profitons de notre temps libre pour travailler un peu et piquer une tête dans la piscine très froide du camping.

Le lendemain, nous devions rejoindre directement Katoomba, dans les Blue Mountains, mais nos plans ont été changés après une discussion la veille avec un australien (qui pour la petite histoire travaille dans les mines à Perth, à près d’1 km sous terre). Il nous indique en effet qu’a lieu un des grand prix automobile les plus connus et qu’en plus nous ne devrons faire qu’un très léger détour pour y aller. Nous décidons donc de nous y rendre, afin d’assister au moins une fois dans notre vie à un tel événement et certains que cela plairait à Clément qui nous parle régulièrement d’aller à Indianapolis, merci Turbo… Nous partons donc très tôt du camping, à 6h45, pour arriver à 12h30 à Bathurst, ville où se déroule la course. Il s’agit de voiture « V8 supercars », ressemblant beaucoup à celles concourant à Daytona. Nous retrouvons tous les clichés liés à ce milieu : bimbos à gogo, stands vantant les mérites de tel ou tel produit pour voitures, hot-dog et bières, mais l’ambiance est tout de même très familiale et c’est plutôt sympa d’arpenter l’allée qui longe la piste. Nous arrivons à nous faufiler sans trop de peine sur le bord de la piste et nous pouvons assister au défilé des voitures qui passent à une vitesse impressionnante. La présence d’un seul pilote (ils sont 2 par voiture et se relaient) français parmi les coureurs (en grande majorité australiens) nous pousse à soutenir une des équipes en compétition mais nous n’irons pas jusqu’à parier comme beaucoup des spectateurs visiblement. Malheureusement, nous ne pouvons pas rester jusqu’à la fin de la course qui semble interminable à cause d’une interruption de près d’une heure car ils ont du réparer le bitume de la route qui se décollait (une partie de la piste est en fait une route « classique » et apparemment le revêtement a été refait cette année et n’a pas supporté le passage des voitures de course). Apparemment, cela n’est jamais arrivé et nous sommes bien contents d’assister à une première ! Nous repartons donc en direction de notre destination du jour : Katoomba dans les Blue Mountains. A notre arrivée, il fait frais mais sans plus et nous entrevoyons déjà de splendides paysages.

Blue Mountains :

Au réveil, le temps est gris et notre motivation à effectuer toutes les randonnées prévues en prend un coup. Nous arrivons quand même à nous bouger et après un rapide tour au visitor center (sans grand intérêt), nous partons faire le tour des points de vue tous plus impressionnants les uns que les autres, avec notamment les célèbres « Three sisters ». Il est trop tard pour apercevoir la brume bleutée qui donne son nom à la région (brume qui s’évapore des eucalyptus le matin très tôt et qui du fait de la couleur des feuillages serait bleutée) mais le panorama est à couper le souffle. Nous ferons quand même une petite balade avant que la pluie nous interrompe dans notre élan. Nous nous rabattons sur la ville de Leura toute proche et passerons un peu de temps dans un café très agréable et chauffé… Le soleil ayant décidé de revenir, nous terminons la journée par une marche au « furber steps », permettant d’admirer la cascade de Katoomba au cours d’une descente assez raide. La remontée peut se faire à pied, mais nous préférons prendre le scenic Railway qui fait le trajet en 5 minutes, avec une inclinaison très impressionnante. Le prix quant à lui est également très impressionnant, mais nous sommes fatigués et cela fait une activité supplémentaire ! La soirée commence avec un mémorable orage de grêle qui terrorisera Clément resté dans le van à ce moment-là avec Alexandre. Il faut dire que dans le van, chaque bruit d’impact est amplifié, ce qui est très impressionnant. Nous nous couvrons pour la nuit en espérant que ce sera suffisant car le froid est bien présent…

Forcément nous n’étions pas assez couverts et la nuit a été glaciale pour tout le monde, nous nous levons donc de mauvaise humeur.  Pour le coup, nous regrettons franchement notre choix d’avoir payé la 3ème nuit à l’avance. Toute place payée n’étant pas remboursée, Alexandre va vérifier les prévisions météo à la réception du camping avant qu’on se décide. 3°C  la nuit prochaine : ça fait réfléchir… La personne de la réception compatit à notre désarroi et nous propose de nous prêter des couvertures pour la nuit suivante. Nous partons ensuite en ville prendre un café avant le rendez-vous chez le coiffeur des garçons. Il était temps : 3 mois 1/2 sans croiser un coiffeur, c’était vraiment le maximum. Le reste de la journée se passe tranquillement dans l’attente d’une nuit glaciale, 3°c au dîner…

Blue Mountains – Sydney (90 km) :

Les couvertures prêtées par le camping ont joué leur rôle et nous avons presque eu… pas trop froid ! Nous plions rapidement bagage sachant que nous n’avons qu’1h30 de route mais il fait froid, très froid, nous devons rendre le van et récupérer les clés de l’appartement loué à Sydney avant 14h. Il y a des embouteillages monstres dans l’autre sens car la route a été coupée. Nous apprendrons plus tard qu’il est tombé 20 à 30cm de neige à 10 km de Katoomba ce qui est très inhabituel en cette saison puisque l’an dernier à la même date, les australiens combattaient un feu de forêt terrible dans cette même région. Nous avons échappé à la neige mais aussi à un orage incroyable sur Sydney qui a provoqué des inondations dans les rues. Au final, on a bien fait de rester à Katoomba ! Le trajet jusqu’à Sydney passe rapidement et nous bouclons nos bagages avant de rendre le van, après un rapide check-out du véhicule. Désormais, à nous Sydney !!

2 comments to D’Adelaïde à Sydney, en passant par la Great Ocean Road et les Blue Mountains

  • maïa

    La suite du periple confirme mon impression du debut que ce pays m attire vraiment. Petit bémol avec ces distances interminables que vous parcourez en bons aventuriers aguerris! Chapeau!!
    Vivement la suite. Qs remarques en attendant : oui le coiffeur s’imposait. Et C’EST QUOI CETTE STATUE????? Mdrrr

    • Si les distances t’effraient tant que ça, il y a l’avion mais c’est dommage parce que la route est le seul moyen d’être au milieu du désert et d’en percevoir l’étendue.
      La statue, on t’en a commandée une pour Noël. Elle ne te plaît pas ?… Dommage ;-) Bon en fait c’était dans la partie art moderne du musée au même titre que la carcasse de cheval ou les gilets de sauvetage jetés par terre (on n’a toujours pas compris le sens de cette « œuvre » d’ailleurs…). On a eu un bon fou rire à ce moment-là de la visite et on n’était pas les seuls (et encore, on vous a épargné la vidéo sur 3 télés mises côte-à-côte de danseurs en train de caresser des têtes d’humains ou de Barbies… Un sacre délire d’artiste) !

Leave a Reply

  

  

  

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>